mercredi 11 juin 2014

La mauvaise foi de certains "éditeurs"


J'en parlais la semaine dernière sur les réseaux sociaux suite à ma visite sur le site d'un pseudo éditeur. Je rappelle le contexte pour ceux qui n'auraient pas vu le post :
"Contrat à compte d'auteur (payant) -> 3000€ en moyenne.
Contrat à compte d'auteur (gratuit) -> 2000€ frais d'impression + infographie."
1°/ J'ignorais qu'il existait du compte d'auteur gratuit ;
2°/ Qu'est-ce que ces personnes ne comprennent pas dans le mot gratuit ?
3°/ Depuis quand se permet-on de se moquer ouvertement de la crédulité/naïveté d'autrui ? Surtout, depuis quand ça attire du monde ?

Voilà comment détruire en trois points l'argument de base d'une entreprise. Vous avouerez cependant que ceux-ci cherchent la petite bête. C'est pile poil le genre d'argumentaire qui m'irrite, d'autant que cet éditeur essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Tandis que d'autres affichent clairement leurs intentions, eux se cachent derrière une notion évasive de gratuité, pire, ils inventent leur propre idée du compte d'auteur et essaient de la propager. Faire croire aux bébés-auteurs qu'il faut payer pour publier est une chose.  Mentionner que 2000€ de frais d'impression et d'infographie c'est du gratuit, euh...
Comme toujours, je ne citerai pas de nom. Vous penserez à moi si vous tombez sur ce site.

Cependant, je n'irai pas jusqu'à dire que le compte d'auteur en lui-même est une arnaque. À partir du moment où l'"éditeur" (moi j'appelle ça un prestataire de services) joue le jeu dès le début et stipule son fonctionnement sur son site, dans ses brochures, etc. Si l'auteur choisit de payer, soit il est inconscient du monde de l'édition à compte d'éditeur, soit il désire simplement tenir son bébé entre les mains, même moyennant finance, soit il est mal informé. Les causes ne sont pas vraiment reprochables au prestataire de services s'il est honnête. À l'auteur de se renseigner, tout comme il se renseignerait pour un éditeur classique. Après, si le prestataire se cache, comme ici, derrière des notions vagues, infondées et mensongères, la faute va à lui et pas l'inverse. Bien sûr, ce n'est que mon avis.

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Crédit photo © Photos Libres