mardi 15 juillet 2014

[chantier] Sluagh et autres cauchemars sur Terre

Résumé :

L'obscurité fait peur. L'obscurité intrigue. Elle cache quelque chose, malléable, qui dépend de chacune de nos craintes les plus profondes. Des cauchemars vivants se terrent dans la pénombre, y grandissent. Et si, un jour, ils frappaient à votre porte ? S'ils franchissaient la barrière des songes pour vous entraîner dans des marais terrifiants ? Il sera toujours temps de hurler, mais quelqu'un vous entendra-t-il ?

- Challenge premier jet sur Le Co-Lecteurs -

J'ai commencé l'écriture le 16 mai de cette année avec les Endormis mourants, puis enchaîné avec Cat's spirit pendant les 24h de la nouvelle. Pour la première fois depuis que j'écris des textes courts (depuis 2005 donc), j'ai décidé de piocher dans certains mythes qui n'ont rien à voir avec mes habituels fantômes. Comme le titre l'indique, j'ai utilisé les Sluagh, qui représentent les esprits des morts sans repos dans les folklores irlandais et écossais. J'ai toujours adoré leurs histoires de fantômes qui traînent leurs boulets dans les châteaux, par la Banshee (ça me rappelle une histoire de Pierre Bellemare, tiens) et par leurs lutins. Ce recueil est aussi l'occasion pour moi de présenter une autre facette des fées : la mauvaise, celle qui m'a fait frissonner quand j'ai lu certaines histoires. Et pour finir, il y aura des Crieurs, créatures nocturnes qui me fascinent par leur raison d'exister, par leur façon de se fondre dans la masse et par la richesse d'interprétation de leur mythe.
Sluagh et autres cauchemars sur Terre porte bien son nom dans le sens où j'exploite des cauchemars, au propre (La conteuse de mauvais rêves) comme au figuré (certaines bestioles ont vraiment l'apparence de cauchemars ambulants). L'ensemble tourne pas mal autour de l'art, du concept de naissance, de l'invisible (ne pas voir certifie-t-il que ça n'existe pas pour autant ?).
Pour écrire le résumé, je me suis interrogée sur la signification des peurs nocturnes (sans parler de terreurs nocturnes qui, elles, sont chroniques, etc.) pour chacun, et je me suis rendu compte que le champ des possibilités est très large. Il existe une signification à chaque crainte et selon chaque personne, chaque vécu, d'où l'idée du malléable. La peur prend le plus souvent la forme qu'on lui donne. Ainsi, chaque lecteur, en découvrant les nouvelles, y retrouvera quelque chose qui lui flanquait la trouille étant petit ou qui l'interpelle encore aujourd'hui.
Pour le reste, certaines habitudes ont la peau dure : en cinq nouvelles, j'en ai déjà deux autour d'une maison. On ne se refait pas, et j'adore les histoires de maisons (branlantes ou pas). C'est pour moi une valeur sûre ; il y a toujours une bonne intrigue derrière.

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Source photo : wizzz.telerama.fr