mardi 19 août 2014

Doctor Who : Temps d'emprunt. "Le temps, c'est de l'argent."


La vie d’Andrew est une course contre la montre. Il n’a ni le temps de téléphoner à sa sœur, ni celui de préparer la réunion décisive qui pourrait propulser sa carrière. Invariablement, le train est en retard, l’ascenseur en panne. Si seulement il avait un peu plus de temps… Messieurs Symington et Blenkinsop sont justement tout disposés à lui en prêter – à un taux d’intérêt défiant toute concurrence. Mais le Docteur, Amy et Rory mènent l’enquête sur cette affaire aussi lucrative que douteuse.

Je commencerai par remercier ma swappée des 50 ans Doctor Who sur Livraddict parce que ce livre est une belle surprise. Je me rappelle avoir lu le résumé sur l’exemplaire acheté pour Mélanie et ne pas avoir été franchement emballée. La couverture ne m’inspirait pas grand-chose non plus, contrairement à celle de Morts de l’hiver et de Voleurs de rêve (même si là, le trio Nine-Rose-captain Jack y était pour beaucoup).
Nous retrouvons ici Eleven et les Pond, trio que j’apprécie vraiment aussi dans la série télé. Les personnages sont fidèles à leurs doubles télévisuels, on notera d’ailleurs la même complicité entre Amy et Rory (mots doux de la jeune Écossaise inclus). Eleven est un vrai moulin à paroles, fantasmagorique dans sa gestuelle. Bref, on ne change pas une équipe qui gagne. L’intrigue démarre, une fois encore, sur les chapeaux de roue. Le Docteur passe son temps à réparer les erreurs des autres, notamment celles d’Amy. Quant à Rory, il lui arrive d'avoir quelques bonnes idées, ce qui mérite d'être souligné.
À la Lexington International Bank, le « temps c’est de l’argent ». Telle est leur devise, au propre comme au figuré. Alors que tout réussit à cette banque, le Docteur découvrira une bien dure réalité. Il n’en faut pas plus pour l’exciter comme une puce. Il court partout, équipé de son fidèle tournevis sonique, réfléchit dans tous les sens et constate surtout à quel point l’argent régit notre société depuis ce qui semble être toujours. Le lecteur ne peut que suivre l’enchaînement de péripéties avec un plaisir grandissant ; les pages se tournent toutes seules. On n’a pas le temps de dire ouf que le livre est déjà fini.
Petite appréciation personnelle : j’ai aimé le clin d’œil à Torchwood à la fin.

Ma note : ★★★★☆

Doctor Who : Temps d’emprunt – Naomi A. Alderman – roman science-fiction – Milady – 7€