jeudi 11 septembre 2014

Se recentrer sur l'essentiel

Je me posais la question depuis début août et me suis laissé la réflexion parce qu'il est toujours difficile d'abandonner quelque chose qui nous tient à cœur. En rentrant de vacances, j'étais prête à y retourner avec entrain mais trop de circonstances font qu'il m'est impossible de poursuivre : en premier lieu, le temps. Celui que j'aimerais consacrer à de nouveaux projets (notamment une BD pour enfants et tous ces romans qui attendent d'être écrits). Celui qui n'est malheureusement pas extensible à moins d'avoir un TARDIS sous la main (et quand bien même, j'ignore où je le garerais). Au final, une seconde réflexion s'est imposée, plus raisonnable que la première. C'est donc à contrecœur que je ferme Papier-breloques, ma e-boutique. Elle me demande trop d'investissement par rapport aux retours et ruine le temps déjà moindre que j'accorde à mes nouveaux textes (corrections obliges). Écrire (pour moi ou pour les autres) est ma passion première, et j'entends en profiter à fond. En plus, parler créations et fait-main au milieu de ma promo de livres, ça faisait désordre sur mes profils. Je me recentre finalement sur l'essentiel : écrire et illustrer, autrement dit ce qui fonctionne et ne me cause pas mille et un tracas.

La promo des Histoires fantomatiques approche, celle de Noces d'éternité aussi. Sans parler de mes deux chantiers en cours : Rune et Sluagh et autres cauchemars sur Terre. Je m'investis aussi dans des comités de lecture et j'aimerais dégager plus de soirées pour bouquiner (c'est que ma PAL a bien grandi ces derniers mois). Certaines illus poireautent aussi dans un coin de ma tête, encore une fois à cause des journées trop courtes. Et puis le NaNo approche, le roman que je vais écrire demande du doigté (comme on dit, petit à petit, l'oiseau fait son nid). J'ai vraiment envie de garder le meilleur, le plus salvateur. J'essaie de me faire publier depuis assez longtemps pour ne pas tout risquer en essayant d'assurer sur tous les fronts et de ne pas y arriver. J'ai essuyé quelques mauvaises expériences en matière d'éditeurs, mais maintenant que ça va, je ne vais pas tenter le diable.

Peut-être que j'y reviendrai un jour, mais pas pour le moment. J'ai besoin d'un but pour avancer, non hypothétique ça m'arrangerait. Et s'il y avait moins de choix à faire, ce serait bien aussi. Néanmoins, je sais que la vie est une succession de choix (la preuve étant que j'en ai fait un pour Papier-breloques). Mais vraiment, trop de personnages crient dans ma tête pour que je raconte leur histoire. Trop de mots attendent d'être couchés. Trop de textes attendent d'être corrigés/soumis. Je ne peux ni me dédoubler ni me procurer un retourneur de temps, encore moins museler les idées qui me traversent l'esprit. Autant ne plus couper les cheveux en quatre et continuer le chemin que j'ai commencé à tracer il y a un bout de temps : celui de l'écriture.