vendredi 10 octobre 2014

Anticiper le NaNo

Anticiper V. exécuter avant la date prévue, prévoir ce qui va arriver.

On ne prévoit pas le NaNo puisqu'on sait d'office qu'il revient tous les ans depuis sa création en 1999. En revanche, on peut anticiper ce que l'on va écrire pendant cette folie de novembre expérience enrichissante. Pour certains, là il est un peu tard ; je vous l'accorde, ça commence à faire juste. À vous donc de ne pas rater le coche l'an prochain. Pour les autres, rendez-vous le 1er à minuit.

Préparer son NaNo

Comme dit toujours ma très chère maman, un travail bien préparé est un travail à moitié fait. Synopsis, fiches personnages, découpage des scènes... En fonction de votre intrigue, de sa complexité, il est toujours intéressant de connaître à l'avance les enjeux que vous voulez développer et la manière dont vous souhaitez les développer/amener/mener à terme. Ceci évite entre autres :
  • les incohérences : Truc passe de blond cendré à brun ténébreux et on ne parle nulle part d'une éventuelle coloration ;
  • les soucis techniques en tout genre : oh mince ! Ç'aurait été tellement plus cool que Truc fasse ci sur cette planète, mais je l'ai détruite il y a dix pages ;
  • les problèmes de rythme : c'est bien beau d'avoir un chapitre quarante-douze s'il ne s'y passe rien.
Le synopsis est votre base. Certains s'en passent volontiers mais si vous ne vous sentez pas de bosser sans filet, abstenez-vous. Sans oublier que le syno est l'outil qui vous permettra de savoir si une idée est viable en l'état ou si elle a besoin de mûrir.


Préparez-vous vous-même

Le NaNo n'est pas qu'un défi entre copains auteurs de forums, c'est surtout un état d'esprit. Pour les participants, novembre est un peu le mois de la non-sociabilité (pour ceux qui le sont en temps normal, du moins) : le nanoteur (ou wrimos) ne sort pas, se nourrit de conserves et avale des litres de Coca/café/thé/autre. Adieu veaux, vaches, cochons ! Le monde n'existe plus.
Primo, il n'y a rien de pire que de rester cloîtré(e) devant le PC en attendant que les mots tombent du ciel. Aérez-vous, changez-vous les idées. Deusio, les conserves, très peu pour moi. Personnellement, je me dégage une après-midi tous les dix-quinze jours et je prépare mes repas avant de les mettre au congélateur (je ne procède pas ainsi que pendant le NaNo, et ce n'est pas à la portée de tous, je sais). Tertio, la caféine n'est pas une solution miracle. Là, néanmoins, je n'ai aucune astuce.
Tout ça pour dire qu'en novembre, il ne faut pas vous cantonner au NaNo et manger des mots matin, midi, soir. Encore une fois, imposez-vous une hygiène d'écriture en fonction de votre planning et respectez-la. Pour ma part ce sera : écriture chaque jour sauf le dimanche, un repas en famille au moins et une journée à Disneyland Paris. Quand je rentre, je suis remontée à bloc parce que j'ai pris la peine de souffler, de porter mon attention sur autre chose et de découvrir.

Pour aller plus loin