mercredi 15 octobre 2014

Participer à un AT : à vos risques et périls

Écrire un texte pour un AT est un exercice délicat. Si vous trouvez certaines lignes éditoriales et conditions de soumission dignes de s'arracher les cheveux, oubliez les AT qui, eux, regorgent souvent de "Fais pas ci, fais pas ça." Participer à un appel à textes est une manœuvre périlleuse car les éditeurs sont exigeants : thème, nombre de sec, genre... Il faut pourtant composer avec ce que l'on nous impose. Et c'est là que ça devient intéressant, qu'on peut parler de défi.

Photo de Reena Herbstreit (Pinterest)

Quoi de mieux qu'une thématique pour se décrasser l'imagination ? Un bon coup de pied aux fesses, quelquefois ça aide. C'est un peu le principe des AT, même s'ils ont un petit côté piège à cons (surtout pour ceux qui pensent décrocher un contrat dans une anthologie à la première soumission). La concurrence est rude et il faut garder à l'esprit que si l'histoire vous est propre, il ne s'agit pas tout à fait de votre idée puisque les organisateurs vous l'ont en quelque sorte suggérée. Vous vous êtes adapté(e). Voilà le point fort des AT : l'adaptation.
Tout est question d'apprentissage, parfois de feeling. Il vous arrivera par contre de ne plus pouvoir envoyer votre récit : texte qui a trop grossi, thème plus ou moins bien exploité... C'est là l'idée du piège à cons cité plus haut, voyez-vous. Et on n'est jamais à l'abri de ce genre d'incident. Ne vous formalisez pas, les AT pullulent sur le Net. Vous finirez bien par trouver votre bonheur. De plus, si vous voyez l'une des conditions d'un mauvais œil, ne vous forcez pas. On ne vous demandera jamais de brider votre imagination. Essayez de vous y prendre à l'avance. Une idée peut surgir n'importe quand dès qu'on a pris connaissance de l'AT. Veillez aussi à vous renseigner sur la maison d'édition concernée et ne vous fiez pas à votre opinion de lecteur/trice : un éditeur peut vous correspondre en matière de lecture mais pas à sa manière de travailler avec les auteurs.

En résumé :
  • (au début,) voyez plutôt les AT comme un défi, un exercice : ça évite les déceptions quand on reçoit un refus ;
  • adaptez-vous : augmentez ainsi vos chances de "rentrer dans les clous" ;
  • ne vous forcez pas : vous n'aurez pas l'impression d'écrite sous la contrainte ;
  • ne vous y prenez pas à la dernière minute : moins de pression, encore plus de fun ;
  • renseignez-vous sur l'éditeur organisateur.


Quelques AT en vrac :