mardi 12 mai 2015

L'art de trouver des idées : II - De l'idée brute à l'idée finale


S'il y a bien quelque chose dont dépendent les auteurs, c'est de la Muse. Sans hésitation. On ne sait pas trop ce qu'elle est ni ce qui justifie ses apparitions ou désertions. Pour certain(e)s, elle campe dans leur tête 24/7. Pour les autres, elle suit les fluctuations d'on ne sait pas vraiment quoi.
Nous avons vu dans la première partie de cet article que nourrir son imagination est essentiel à son développement, mais ceci ne fait pas tout. Si une idée brute vous paraît géniale, tant mieux, c'est même bon signe (enfin, je pense), mais gardez à l'esprit qu'elle évoluera durant la phase de recherches, celle de l'écriture et parfois même au cours des corrections.


1. Qu'est-ce que qu'une idée ?

Vaste question en définitive. J'ai pu trouver la définition suivante sur Internet, mais vous verrez que la notion d'idée prend d'autres proportions : façon de faire, plus ou moins originale, qu'un individu ou un groupe d'individus imagine dans les domaines de la connaissance, de l'action ou de la création artistique. Concrètement, c'est ici la base de votre texte, ce qui vous donne envie d'écrire, d'inventer, de vous surpasser. L'idée est ce petit truc en vous, ce déclic qui vous convaincra que tout devient possible, pourvu que vous l'écriviez.
J'aime à penser que l'on ne peut pas arrêter une idée. La réfréner par la menace, la ruse, le mensonge, la peur, oui. L'empêcher complètement de se répandre, empêcher quelqu'un d'y songer, ça me paraît plus difficile. L'idée est un peu vivante. Une fois qu'on la lâche, elle fait le tour du monde, traverse les océans, franchit les frontières. Elle est sans domicile fixe et peut appartenir à tous... ou à personne si son heure n'est pas venue.

2. Apprendre à cibler par rapport à ce que vous souhaitez écrire

Si vous voulez donner dans la romance paranormale, inutile de vous attarder sur un début d'intrigue policière ou hard SF. Rien ne vous empêche cependant de varier les plaisirs et de le noter pour plus tard. Votre cerveau, par contre, se concentrera plutôt sur ce qui vous intéresse présentement : la romance paranormale, pour reprendre mon exemple. C'est ce qui s'appelle effectuer un tri. Toutes les idées ne vont pas ensemble, même dans la plus improbable des trames. Idem pour les genres. Il arrivera à un moment où le lecteur ne suivra plus le mouvement. Les histoires tordues, oui ; les récits sans queue ni tête, non ! Notez donc, triez, classez, raturez, reprenez, mais n'effacez jamais.


Vous noterez que la citation est en français cette fois
(vous ne pourrez plus me reprocher la VO).

3. Trouver une idée globale, la soigner, la travailler

Une idée brute ne servira pas vraiment en l'état. Si vous cherchez à créer un ensemble unique (ce qui serait dans la logique des choses), mieux vaut l'étoffer.
Une intrigue aura beau vous paraître supra-méga-géniale, sachez que le supra-méga-génial de but en blanc, ça reste rare et c'est surtout un piège à cons. Au mieux, quelqu'un aura déjà travaillé là-dessus sans que vous en ayez eu connaissance. Au pire, vous irez vite en besogne, porté(e) par l'enthousiasme propre à un nouveau projet... et vous vous planterez de manière monumentale. Une idée doit mûrir. Potassez votre sujet, laissez-le reposer (c'est comme la pâte à pain, vous verrez, ça gonfle mieux ensuite). Pour le reste, j'ai envie de dire que tout est dans le sous-titre : du soin, du travail, des sueurs froides. D'une certaine manière, mettez-vous en danger, que le lecteur y croit.




J'ignore si cet article en deux parties a éclairé votre lanterne. En tout cas je l'espère. L'idée est relative à celui ou celle qui la trouve. Dès lors, il devient difficile de lui donner une définition propre. Vous apprendrez bien assez tôt, donc keep calm. Et je le répète, expérimentez ; vous vous acclimaterez mille fois mieux de cette manière.