mardi 21 juillet 2015

Quand estimer qu'un manuscrit est apte à être soumis ? : III - Le pourquoi du comment : quel type de manuscrit et de quelle manière ?

Après l’indissociabilité de l’auteur et de son œuvre, la gestion de ce qui tourne autour de la soumission de son manuscrit et le passage par la case bêta-lecture, place à un point supra-méga important qui rend dingo éditeurs et comités de lecture : la LIGNE ÉDITORIALE. Pour les non-habitués, rendez-vous sur quelques sites d’éditeurs, comme ça au pif, et vous comprendrez vite de quoi on cause.

1. On n’envoie pas n’importe quoi à n’importe qui

Si je fais un tour sur Wikipédia mon ami, la ligne éditoriale « représente l’ensemble des choix et décisions que fait un directeur de revue, de collection littéraire... » (je m’arrêterai là pour ce qui nous intéresse). La ligne éditoriale n’existe donc pas pour vous emmerder, mais bien pour exprimer le souhait de l’éditeur vis-à-vis de ce qu’il souhaite représenter. Heureusement d’ailleurs, car elle permet au lecteur de dénicher sa perle rare, à l’éditeur de communiquer de manière précise et à l’auteur de savoir où il met les pieds. Bon, il subsiste finalement un problème d’étiquettes, mais ceci est un autre débat. Accessoirement, on ne soumet pas n’importe quand non plus. On vérifie avant.

2. Ligne éditoriale = carte d’identité

La ligne édito est l’image que renvoie un éditeur, sa carte d’identité. Si votre texte ne la respecte pas, inutile de l’envoyer en espérant que l’on fasse une exception pour vous. Primo, votre histoire n’est pas un chef-d’œuvre. Partez de ce principe. Les maisons d’édition reçoivent des manuscrits à la pelle. Quant aux comités de lecture, ils ont l’habitude et s’ils trouvent un récit hors sujet, hop ! on oublie. Notez que certains éditeurs ne prendront pas la peine de vous répondre, alors vous pouvez toujours attendre. Secundo, vous n’êtes pas unique, ce qui rejoint le point précédent sauf que c’est l’auteur qui en prend ici un peu pour son grade. Essayez toujours de vanter vos mérites (si mérites il y a) et/ou de préciser que votre bébé a déjà été accepté ailleurs, mais je ne garantis pas le résultat. Pour commencer, ça la fout mal. Ensuite, libre à vous d’en remettre une louche, mais à ce moment, l’éditeur ne vous porte pas vraiment dans son estime. Tenter de forcer le barrage ne servira à rien. Si on vous dit non, faites-vous une raison.

3. Le format

Roman, novella, nouvelle, recueil, websérie, one-shot ou plusieurs tomes... Ce serait presque trop drôle de ne se limiter qu’aux genres, dites donc ! D’autant que je pourrais en rajouter en vous parlant de numérique et de papier (là, c’est à vous de choisir en fonction de vos préférences). Je serai néanmoins brève sur ce dernier point, car il n’y a pas matière à débattre pendant 107 ans : le principe reste le même que pour les genres, à savoir RENSEIGNEZ-VOUS AVANT DE SOUMETTRE !



Je terminerai en ajoutant que si vous avez un doute, mieux vaut contacter l’éditeur en question et/ou vous renseigner auprès des copains auteurs. Épargnez aux maisons d’édition et aux comités de lecture les envois à l’arrache, mal ciblés, etc. Épargnez-vous aussi de finir un jour sur la liste des auteurs qui font chier le monde.



Petite note : on m’a reproché un ton un peu abrupt et décourageant. Sachez que ce n’est absolument pas mon but de vous démoraliser.


Prochain article de la série : "Les cas particuliers".