jeudi 20 août 2015

Écrire : en immersion avec Marguerite Duras

Voilà. Aujourd’hui, je vous explique pourquoi j’ai acheté Écrire de Duras et comment j’en suis venue à le décortiquer (opération toujours en cours). Certain(e)s m’ont demandé : pourquoi ? Je leur répondrai : pourquoi pas ? Ce bouquin est intéressant dans le sens où Marguerite Duras n’y présente pas une énième méthodologie ou une sempiternelle technique pour faire mieux que les autres ou au moins aussi bien. Elle aborde ici le côté humain de la chose, ce qui se passe derrière l’acte d’écriture.
Dès les premières pages, je me suis rendu compte que ce livre soulève beaucoup de questions. J’essaierai d’ailleurs d’y répondre dans une série d’articles qui commencera en septembre. Parmi elles (pour l’instant, je n’en suis qu’à 20 % du bazar) : l’habitude/la routine, la solitude, le sexisme, le cheminement vers le premier texte, pourquoi on l’achève ou pourquoi on ne l’achève pas. Chouette programme en perspective !

J’avais commencé à en parler un peu sur Twitter la semaine dernière et à ma grande surprise, il y a eu des premières réactions, notamment sur le sexisme et la proportion parfois floue d’hommes et de femmes dans le milieu de l’édition, ainsi que la représentation féminine dans la presse. À ce moment-là, j’avais déjà prévu de donner en direct mes impressions sur ce livre, car si moi je me pose des questions, d’autres doivent se poser les mêmes. En revanche, je ne m’attendais pas à l’intervention d’autres auteurs et parfois non-auteurs.
Pour que chacun puisse suivre, j’ai créé le hashtag #ÉcrireDuras et je regroupe tous les tweets concernés sur Storify (c’est également dispo sur le blog, rubrique "Écrire").

Outre les questions globales énoncées plus haut, Écrire me pousse à m’interroger sur ma propre façon de faire, sur ma manière de tisser cette solitude dont j’ai besoin, de l’adapter, et sur les raisons de son existence. Mon rapport à l’écriture est un peu chaotique et j’ai régulièrement besoin de le comprendre et de réinventer cette écriture pour y parvenir.
Il ne faut pas comprendre ici qu’Écrire est une sorte de manuel de quoi que ce soit en matière de mot juste, de méthode... Peut-être une leçon de vie, d’une certaine manière. Simplement, il sera l’une des nombreuses flammes à éclairer ma lanterne.

À propos de lanterne, voici le sujet des premiers articles que je traiterai. Comme mon avis ne représente pas celui de tous les écrivains, n’hésitez pas si vous voulez apporter votre pierre à l’édifice. Contactez-moi, qu’on en reparle !
  • La solitude de l’écrivain : d’où vient ce besoin ? Pourquoi ? Comment s’installe-t-il ? Et si la solitude de l’écrivain se trouvait dans sa tête ?
  • Routine et habitudes : véritable moteur ou frein à la créativité ?
  • "Pourquoi on écrit et comment on n’écrit pas".

Je vous laisse avec une sélection d'œuvres de Marguerite Duras. J'en ai lu la plupart, les autres figurent sur ma wishlist.