mercredi 14 octobre 2015

L'art de la torture : partie 1/3

L'écrivain est bien connu pour se montrer sadique envers ses personnages, mais savez-vous que les bourreaux du Moyen Âge se montraient bien plus inventifs ? Les tueurs en série des films les plus célèbres sont vraiment des petits joueurs à côté de ça ! Avec Halloween qui approche, amis auteurs, voici de quoi vous donner quelques idées.

La cage
Un classique. Un(e) condamné(e), une cage suspendue, des oiseaux bien heureux d'avoir de la nourriture à l'œil.

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Il n'était pas rare de voir ces cages dans certaines villes portuaires afin de lancer un avertissement aux éventuels pirates.

L'empalement
Un autre classique (on commence doucement, hein), également appelé le supplice du pal. Cette joyeuseté consistait à enfoncer un long piquet, le plus souvent en bois, par le rectum ou le vagin. Le petit plus : quand la pointe ressortait par la bouche, pour un empalement parfait. On positionnait parfois le corps de la victime de telle manière à ce qu'elle ne meure pas trop vite. Le nom de Vlad III, dit l'Empaleur, ne vous sera pas inconnu. Même que Bram Stoker se serait inspiré de lui pour créer son célèbre Dracula.
Les premières représentations d'empalement proviennent d'Assyrie (actuels Irak, Syrie, Liban, Turquie, Iran). Également utilisée dans l'Empire ottoman, en Perse, au Siam, cette technique était employée en Europe sur les homosexuels.

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Il aurait existé une variante en Extrême-Orient, quoique discutée : la chaise de bambou. On ligotait le supplicié au-dessus d'un jeune pouce de bambou afin qu'il se fasse lentement empaler par la plante. Certaines espèces pouvant atteindre jusqu'à un mètre de croissance par jour, ceci explique cela.
Un fait plus récent d'empalement nous vient de la campagne d'Égypte (1798-1801), où la justice militaire française y condamna l'assassin Syrien du général Kléber. Petit extrait (tiré de Wikipédia) des Mémoires de Dominique-Jean Larrey (médecin et chirurgien militaire Français sous Napoléon Ier) :
« Le courage et le sang froid avec lequel Sulayman se laissa brûler la main droite et empaler étonnent l’homme sensible, et prouvent combien la ferme volonté de l’individu influe sur les sensations physiques. Il vécut environ quatre heures, au milieu des plus cruelles souffrances, sans faire entendre une seule plainte. La brûlure de la main s’était portée jusqu’aux os ; et le pal, après avoir dilacéré les viscères du bas-ventre, les nerfs et les vaisseaux, avait fracturé l’os sacrum, deux vertèbres lombaires, et s’était implanté dans le canal vertébral. Je me suis convaincu de ces faits par l’inspection que je fis, quelque temps après, de son cadavre, quoique déjà desséché : j’en ai déposé le squelette au muséum d’histoire naturelle. »

Le berceau de Judas
Rien qu'à lire le nom, vous imaginez bien qu'il n'était pas question d'une partie de plaisir. On hisse la victime sur le sommet de la pyramide (rectum, vagin, coccyx... selon l'humeur). Avec des poids aux pieds (ou des cordages), pour plus de fun. Le bourreau appréciait aussi de tirer, puis relâcher, balancer...

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Je dis "hisse" car on l'emploie toujours dans certains pays d'Amérique latine. On y avait recours en Europe sous l'Inquisition pour extorquer des aveux. Le supplicié mourait empalé ou succombait d'une infection (la faute au matériel peu ou pas nettoyé).

Les cisailles crocodile
On passe un cran au-dessus, bien qu'il ne s'agisse que d'un hoax. Je vous le mets quand même pour l'inventivité : utilisées à la fin de l'Europe médiévale, on la réservait surtout aux régicides. L'intérieur des lames en fer présentait des dents et l'ensemble, une fois fermé, ressemblait à un tube. Chauffée, on l'appliquait sur la verge en érection de la victime avant de tirer. Ouille.


Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la suite des festivités : il y aura de l'écraseur de tête au programme.