jeudi 22 octobre 2015

L'art de la torture : partie 2/3

L'écrivain est bien connu pour se montrer sadique envers ses personnages, mais savez-vous que les bourreaux du Moyen Âge se montraient bien plus inventifs ? Les tueurs en série des films les plus célèbres sont vraiment des petits joueurs à côté de ça ! Avec Halloween qui approche, amis auteurs, voici de quoi vous donner quelques idées.

Le supplice du chevalet
En voilà une invention qu'elle est sympathique ! On l'utilisait surtout pour les crimes graves. Comme toujours, système simple : on attachait les bras en haut, les jambes en bas, et à force de tirer sur la corde, crac ! Ça, c'est pour la version torture. Si on avait l'intention de donner la mort, on reliait les cordes à des chevaux qui, lancés au galop, démembraient la victime.

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Côté chevalet, mais pas du même genre (on parle ici de supplice de l'eau), on peut citer l'affaire des poisons qui, sous le règne de Louis XIV, a rendu tristement célèbre la marquise de Brinvilliers, accusée de fratricide par empoisonnement et exécutée le lendemain de son jugement.

L'écraseur de tête
Tête placée sous le capuchon et menton posé sur la barre inférieure, la vis au-dessus tournait jusqu'à faire sauter les dents et à éjecter les yeux (et preuve que ces bougres pensaient vraiment à tout, certains modèles bénéficiaient d'un récipient pour récupérer les globes oculaires).

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Sans surprise, le cerveau finissait en bouillie et dégoulinait par les multiples fractures crâniennes.

L'âne espagnol
Encore un système très bête : la victime s'asseyait sur une curieuse structure en forme de V inversé. Des poids aux pieds et hop ! une personne coupée en deux (je vous épargne la souffrance, l'agonie et autres joyeusetés).

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Le briseur de genou
Voici une méthode de torture utilisée par l'Inquisition espagnole. On plaçait le genou entre deux barres munies de grands clous (sinon, ce n'était vraiment pas drôle), puis on resserrait pour obtenir des aveux. Rapidité, efficacité ! Et à force de resserrer, vous imaginez bien que ça ne faisait pas du bien là où ça passait. Invalidité à la clef.

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On employait parfois le briseur de genou sur d'autres parties du corps.

La scie
J'ai gardé le meilleur de cet article pour la fin : j'ai nommé la scie (qui, sans mauvais jeu de mots, m'avait sciée sur place la première fois que j'ai lu son utilisation quelque peu dégueulasse (excusez le terme, mais il est adéquat)).

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Prenez donc votre victime et pendez-la par les pieds. C'est important qu'elle garde la tête en bas pour alimenter le cerveau (comprenez bien que si elle s'évanouit, ça perd de son charme). Sciez très lentement en commençant par l'entre-jambes. Vraiment très lentement.


On se retrouve la semaine prochaine pour la dernière partie : imagination garantie !

Vous pouvez (re)lire l'article précédent sur le blog.