vendredi 27 novembre 2015

#NaNoWriMo2015 : le bilan

Ceci est une conclusion en demi-teinte. Beaucoup de bon en ressort, car cette session m'a mis un bon coup de pied aux fesses pour reprendre une écriture à peu près régulière et pas trop sale. Une certaine déception en découle cependant : la faute à trop de solitude, qui rend l'ensemble difficile (pas insurmontable non plus, hein) et plutôt fade.

Logo du NaNoWriMo.

Pseudo régularité et ambiance yo-yo

Oui, bon, quand je cause régularité, ma courbe fait un peu la tronche quand même. Si j'avais bien commencé, il s'avère que le 12 au matin, mon petit monde de l'écriture s'est arrêté pour des causes diverses (ou comment l'IRL te rattrape pile poil le seul mois de l'année où tu indiques "indisponible, repassez plus tard"). Et rebelote le 16, pour enfin repartir trois jours plus tard avec de nouveau une courbe qui pique un peu moins les yeux (mais toujours en deçà de la limite ou presque).
Certains constats (déjà soulevés en 2014) ont refait surface et se sont imposés, ce qui m'amène au deuxième point de cet article.

Pourquoi je ne participerai sans doute plus au NaNo

Je cogite là-dessus depuis septembre, en fait. J'en suis à un point où le NaNo ne représente plus ni un défi pour moi (à moins que le ciel me tombe sur la tête (par Toutatis !), je sais d'avance que je bouclerai les 50000 mots de folie propres au challenge) ni une période de partage comme peuvent l'être les camps (en avril et en juillet). J'avais déjà ce ressenti l'an dernier, raison pour laquelle je n'étais vraiment pas certaine de retenter l'expérience. Cette cinquième année consécutive m'aura confirmé une chose : quitte à écrire solitaire, je ne le ferai plus dans le cadre du NaNoWriMo ni de tout autre défi. Ça a été sympa le temps que ça aura duré, mais sans partage, je ne vois pas ce que je pourrais apprendre de plus.
Vous ne me verrez donc pas en 2016, à moins que certains d'entre vous me donnent une vraie bonne raison de poursuivre.

Reprendre les bonnes vieilles habitudes

Mine de rien, ce NaNo m'aura remis le pied à l'étrier puisque je traînassais sur foule de textes sans trop rien boucler (deux romans sur l'année, ni plus ni moins). Rien que pour ça, il aura été nécessaire. Je n'oublierai donc pas les nombreuses fois où je me suis forcée à aligner quelques phrases avant de finir avec mon minimum de 1666 mots quotidiens. Néanmoins, deux défis dans le défi ont été avortés à mi-parcours : écrire une nouvelle par semaine pour me roder et écrire 2000 mots par jour. Dans la vaste étendue qu'est le NaNo, j'ai nagé comme une brique au fond de l'eau, sur ce coup-là (et maintenant, j'arrête mes jeux de mots à trois francs six sous).
Toutefois, j'ai retrouvé une routine satisfaisante et si j'avance parfois au rythme d'un escargot neurasthénique sans coquille, je me dis qu'au moins, le texte n'en pâtit pas (n'augmentons pas la quantité de réécriture/corrections et voyons le bon côté des choses).

Le bilan

Du positif, plus que du négatif, mais du pas terrible malgré tout. Je crois qu'une certaine lassitude s'ajoute au reste et a renforcé mon souhait d'arrêter avant de me dégoûter du NaNo. Il y aura tout de même un petit pincement au cœur en 2016, quand tout le monde préparera son mois de novembre, mais comme je l'écrivais plus haut, sans vraie raison valable de poursuivre, ce sera sans moi. Reste désormais à garder le rythme ainsi que les réflexes NaNoWriMesques, comme l'auto-bottage de cul (oui, on peut devenir très contorsionniste avec une bonne volonté !).

Je publierai très vite la seconde partie qui clôturera l'échange avec Marièke du site Mécanismes d'histoires pour conclure ce bilan.