mardi 10 novembre 2015

#NaNoWriMo2015 : savoir gérer son objectif

Chaque NaNoteur sait (ou l'apprendra à ses dépends) que chacun de nous est différent, que ce soit sur la durée, la vitesse, la motivation ou la concentration. Donc, logiquement, on se fixe chacun un objectif différent. Pour ma part, participant au NaNo depuis 2011, j'ai décidé, en comparant mes statistiques, de gagner en régularité. Parce que chaque année ou presque, c'est le chaos dans mes stats, que j'écris de manière trop sporadique et que parfois, c'est la croix et la bannière pour me remettre dans le bain. Parce que, aussi, le défi des 50000 mots en un mois n'en est plus vraiment un à mon stade (ce qui n'empêche pas l'excitation dans la nuit d'Halloween d'être à son paroxysme), j'ai choisi d'établir un objectif parallèle.


Savoir gérer son objectif, donc. Qu'est-ce que c'est ? Dans la pratique, c'est apprendre de soi-même et ne pas s'imposer un rythme que l'on n'arrivera pas à respecter. Je sais que maintenant, je serais incapable d'aligner 100000 mots sur un mois, alors je m'abstiens de les viser. Premièrement, car mon texte s'en ressentirait forcément : longueurs vraiment très pénibles pour atteindre le quota journalier, entre autres. Deuxièmement, car, dans l'idéal, j'essaie de pondre un premier jet à peu près potable. J'entends par là que l'intrigue se tient, que la psychologie des personnages est logique et que l'enchaînement des actions/prises de décisions est cohérente. Rien que ça. Je déteste écrire sale et je sais que le NaNo nous demande juste d'écrire un roman en 30 jours, mais finir avec un torchon, non merci. J'ai mes principes.

Se fixer un objectif, c'est cool. Ce qui l'est moins, en revanche, c'est ce que j'appelle les jours sans : quand la vie IRL te rattrape (la famille, les enfants, les vacances du/de la conjoint(e), la piscine, la séance film du samedi soir...). Il y a des creux et comme les mauvaises habitudes sont toujours celles qui prennent le plus vite, le lendemain, c'est assez galère pour relancer la machine à mots.
Pour l'instant, je n'ai eu qu'un creux : samedi, repas de famille. Écrire par petits bouts ou manger toute la journée, j'ai dû choisir. J'ai horreur d'écrire par petits bouts ; le choix n'a pas été difficile. Pour autant, ma courbe reste plutôt jolie et même si on m'assure ne (presque) pas remarquer le petit morceau irrégulier, moi, je le vois et ça me contrarie. Parce que cette année, je mise vraiment tout sur cette fichue régularité.


J'ai longuement hésité à me lancer là-dedans. Novembre n'est pas le meilleur mois, me concernant, pour mener à bien mon objectif (obligations familiales, tout ça), mais j'ai un goût prononcé pour le défi. Nous entamons le neuvième jour, je maintiens le cap au nord, tout se passe bien. Malgré le léger "pic inversé" de samedi, les autres journées me satisfont, car elles représentent ce que je n'avais plus réussi à faire depuis un peu plus d'un an.