vendredi 4 décembre 2015

#NaNoWriMo2015 : l'après-NaNo

Le NaNoWriMo est fini depuis quelques jours, voilà, on se pose, on souffle un peu. Pour celles et ceux qui ont raté leur coup, elles/ils feront mieux la prochaine fois. Quant aux autres, eh bien, bravo !
Certain(e)s d'entre vous parlent du blues post-NaNo. Je n'aborderai pas le sujet, car écrivant seule y compris en novembre, ça ne change pas grand-chose pour moi, si ce n'est le fait d'avoir une routine d'écriture plus légère. Je ne peux pas avoir le cafard d'une période au cours de laquelle je n'ai pris qu'un plaisir mitigé. Maintenant, je déconnecte un peu. Fini de lire les compte-rendus des copains, d'attendre leurs avancées, de me dire qu'un(e) tel(le) écrit plus vite qu'une fusée... Stop.

Avec le recul, je me dis que j'aurais aimé boucler un projet entier, mais ma dispersion a une fois de plus atteint des sommets. Soit. Au moins, elle m'aura permis de poser les jalons de ce qui constituera la majeure partie de 2016. 2016, qui verra quelques changements s'opérer, tant au niveau de l'écriture que personnel, car mine de rien, un écrivain met beaucoup, beaucoup de lui-même dans ses textes.
J'ai abandonné dans un coin mes divers premiers jets de ce mois de novembre. Laisser reposer, il n'y a que ça de vrai. J'y reviendrai donc l'an prochain pour la plupart (et je tirerai sûrement une belle grimace en relisant mes imbécilités).

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Cet après-NaNo est particulièrement calme pour moi. Du remaniement, de la relecture et un peu de corrections. Des idées aussi. Vraiment beaucoup, tant que je me dis que je n'en verrai jamais le bout. Le fait que je me traîne comme une limace depuis plusieurs jours joue énormément, bien sûr. J'accuse une certaine fatigue. Passer d'un projet à l'autre, jongler entre les personnages, les situations et les contextes, c'est épuisant. La dernière semaine du NaNo aura ressemblé au parcours du combattant, avec le manque de sommeil, l'accumulation d'ébauches de textes futurs et souvent l'envie d'abandonner par solution de facilité. Heureusement, je ne cède jamais à la facilité, alors pour la dernière, j'ai décidé d'y arriver. Maintenant, je peux dormir tranquille et passer le flambeau aux jeunes NaNoteurs qui se lanceront là-dedans l'an prochain.

Souvent, après le NaNo, je suis ronchonne, d'une humeur massacrante, même. Cette année encore plus que d'habitude. Est-ce la frustration de n'avoir jamais participé qu'en solitaire, d'abandonner pour une raison sans doute un peu bête, mais qui m'aura bien pourri cette édition ? Je ne saurais le dire et puis, je ne cherche pas à en comprendre la raison. Celles et ceux qui me connaissent un peu le savent : post-NaNo = grognon (et ça rime presque !). On ne me surnomme pas Grumpy pour rien.

Si se fixer un défi n'est pas chose aisée (puisqu'il faut prendre en considération tout un tas de facteurs et les analyser), le relever non plus. Doutes, ras-le-bol, fatigue, horaires, contrariété... Les éléments anti-challenges peuvent devenir vraiment nombreux. Des contraintes qui nous empêchent d'avancer comme on le souhaiterait et même à force de se faire une raison, un arrière-goût de manquement demeure. Après coup, on se dit que si on avait su, on aurait agi de telle manière, commencé par ici plutôt que par là, pris le problème sous un angle nouveau. Sauf que ça ne fonctionne pas ainsi. Emporté(e) dans le flux des NaNoteurs, on se retrouve bien souvent à avancer au rythme de certain(e)s autres, à se laisser aller au fil des mots. À vivre le texte au jour le jour, en fait. C'est là toute la base du NaNoWriMo et tenter de suivre le mouvement s'avère parfois compliqué, voire carrément épique.

Vous pouvez retrouver tous les articles relatifs à ce NaNo sur le blog :