mercredi 23 mars 2016

La femme à travers les siècles, partie 1.2/6 : au siècle de Périclès

Souvenez-vous, nous avions parlé d'Aspasie, la compagne érudite de Périclès et bien plus encore puisqu'elle a, semble-t-il, joué un rôle majeur dans la politique de la Grèce dite athénienne. Son statut n'était alors pas vraiment défini et afin de mieux cerner la société de l'époque et donc, la place qu'y occupait la femme, je vous propose un article un peu à part dans cette série, qui parlera de ces messieurs.



Athènes est alors une cité prospère, supposée berceau de la démocratie (notre ami Périclès y serait pour quelque chose), mais aussi de l'homosexualité. Ça, c'est si on n'est pas à cheval sur les mots, car il faudrait plutôt parler de pédérastie (on y reviendra après). Les Athéniens ne semblent pas pour autant faire la distinction entre homosexualité et hétérosexualité et seraient donc spontanément bisexuels.

Et si on situait un peu cette période par rapport aux autres pays ?

Même si ce n'est pas exactement ça, on a tendance à appeler siècle de Périclès le Vème avant notre ère. Alors que Périclès voyait le jour en 495 av. J.-C., Pythagore, lui, mourait. Entre cette année et 429 av. J.-C (décès de Périclès), on retrouve :
  • la seconde guerre médique (Grecs contre Perses) ;
  • Léonidas, roi de Sparte, qui meurt durant cette même guerre ;
  • le début du second stade de l'âge du fer en Europe (oui, oui, c'est nous, ça) ;
  • le début de la troisième guerre de Mécénie ;
  • les parchemins qui remplacent les tablettes d'argile ;
  • les astronomes de la Cour impériale de Chine qui comprennent le mouvement de l'étoile polaire ;
  • Athènes qui atteint son apogée ;
  • Hérodote qui visite l'Égypte ;
  • l'invention de la catapulte et de l'arbalète en Chine ;
  • l'utilisation de la clepsydre pour mesurer le temps de parole dans les tribunaux ;
  • la construction du Parthénon ;
  • le début de la guerre du Péloponnèse (Athènes contre Sparte).


Pédérastie

Juger ou non de la véracité de ce point est, aujourd'hui encore, délicat. Si l'on suppose un lien fort entre l'éraste et l'éromène (l'aîné et le plus jeune) dans l'éducation de ce dernier, leur relation reste floue à définir. Certains s'accordent à parler de distinction entre passif et actif, l'actif étant chargé de faire de l'autre un bon citoyen. L'aîné est un modèle pour le plus jeune ; il y aurait donc un caractère éducatif puisque la notion de plaisir ne doit pas prendre le pas sur les valeurs intellectuelles, citoyennes et morales.
L'éraste étant le plus souvent marié, la femme occupe alors, au sein du foyer, une fonction procréatrice. Fille, sœur, épouse ou mère, elle ne participe pas à la vie politique ni à aucune discipline masculine : philosophie, art (oratoire ou autre)... Si l'on veut parler plus largement, des textes relatent un rite initiatique entre l'éraste et l'éromène, au terme duquel le second devient un citoyen pour de bon. Par ailleurs, diverses fresques et peintures sur objets témoignent de relations homosexuelles dans la Grèce antique.
Il est toutefois important de distinguer la pédérastie et l'homosexualité, rien ne prouvant que l'on encourageait celle-ci. En effet, il était bien vu de se marier et d'avoir des enfants, mais quelques relations entre partenaires du même sexe n'étaient pas mal jugées.

Le cas de l'année 450 avant notre ère

À Athènes, toujours, les femmes sont victimes d'incapacité juridique : elles n'ont pas le droit de cité, ne disposent plus de biens fonciers tout en transmettant toujours la citoyenneté. Elles participent cependant à un grand nombre de cultes majeurs et à des manifestations féminines. Dans la classe moyenne, les femmes passent la plus grosse partie de leur vie dans un gynecée, dans lequel les étrangers ne pénètrent pas.







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