mardi 22 mars 2016

Ma méthode du flocon revisitée avec le #ProjetPlume, partie IV

Je vous parle souvent de ma prochaine publication (Cœur sommeil), mais assez peu de mon roman fantastico-historique en cours : le #ProjetPlume. Après une longue préparation de trois mois, j'ai enfin commencé à l'écrire le 1er février. Pourquoi une si longue prépa ? Je vous en parle ici, car je vais profiter de ce chantier pour aborder avec vous ma nouvelle méthode de travail (et je la trouve GÉ-NIALE).



Dans les articles précédents dédiés à cette série floconneuse, j'ai abordé l'écriture du résumé par deux fois, ainsi que les personnages : identité, caractère, place au sein de l'intrigue...
Aujourd'hui, nous allons encore un peu nous pencher sur les acteurs de votre histoire et nous interroger sur les grandes lignes qui les composent. Quel(s) trait(s) de leur personnalité mettrez-vous en avant ? Quel(s) pan(s) de leur passé exploiterez-vous ? S'agira-t-il d'un moyen d'aider le héros ou plutôt de lui nuire ?
L'objectif, ici, est de créer une mini-intrigue par personnage pour étoffer l'ensemble : c'est ce qu'on appelle les intrigues secondaires (il m'arrivera d'employer les termes "sous-péripéties" ou "péripéties secondaires"). Bien sûr, vous veillerez à ce qu'elles s'imbriquent dans le récit global et en nourrissent les enjeux.

L'intérêt d'une intrigue secondaire

Quand pointent les idées relatives à vos personnages et notamment les péripéties qui les concerneront, interrogez-vous sur l'intérêt de celles-ci. Ne vont-elles pas desservir l'ensemble du texte ? Destituer le personnage principal de son statut (par une source d'attachement ou d'empathie plus importante chez un autre, par exemple) ? Complexifier inutilement votre histoire ?
Ces intrigues servent-elles une action à venir ou justifient-elles une action passée ? Posent-elles de nouveaux enjeux ? Rapprochent-elles certains personnages ou, au contraire, les séparent-elles ?
Il y a tout un cheminement de cause à effet à établir avant de décider si une péripétie secondaire apporte vraiment une plus-value à votre intrigue générale. Ne négligez pas cette étape. Non seulement, elle vous apprendra à mieux cerner vos personnages (les gentils, les méchants, les entre-deux) et à ne pas écrire pour ne rien dire. Perdre le lecteur en flashbacks et autres précisions inutiles ne rendra pas service à votre texte. N'oubliez pas que chaque détail compte.
C'est le moment de sortir les fiches réalisées dans l'article précédent.


Vers un résumé fidèle à chaque personnage

La méthode du flocon conseille d'écrire d'abord un résumé global, puis de l'étirer en quatre pages. Personnellement, j'ai choisi de rédiger les résumés de mes personnages avant et de voir ensuite ce que ça donnait.
Première raison : le synopsis en quatre pages, c'est bien, c'est une moyenne, mais puisque l'on parle de syno de travail, rien ne nous empêche d'en écrire dix, avec toute la masse de détails que ça implique. Je ne vous cache pas que pour réduire afin d'obtenir un syno de soumission, ce sera un peu plus galère, mais je pense que vous ne serez plus à un effort près.
Deuxième raison : j'ai besoin de voir mes personnages à l'action avant de pouvoir développer quoi que ce soit. Une fois que je sais où ils vont, quand, comment et ce qu'ils font, je n'ai plus qu'à imbriquer tous ces éléments de manière logique et fluide.
Troisième raison : je trouve plus aisé de mêler les sous-péripéties pour construire l'intrigue générale que de découper celle-ci par personnages pour ensuite tout re-développer pour chacun d'eux. Concernant le Projet Plume, j'ai gagné beaucoup de temps en essayant cette méthode.

Le QQOQCP

(Un clic pour agrandir l'image)

Prochain article : Ma méthode du flocon revisitée avec le #ProjetPlume, partie V







Et je reçois un sourire, des ressources d'écriture, des trucs et astuces et des printables...