samedi 28 mai 2016

Auto-édition et alternatives à l'édition classique, partie IV

Ce mois-ci, on parle autoédition et alternatives à l'édition classique et pour le dernier article de la série, j'ai choisi un sujet abordé jeudi sur Twitter et qui, à mon sens, a peut-être besoin de quelques éclaircissements.




Cette phrase m'a interpellée, sur Twitter : "L'autoédition version Amazon KDP Select, qui exclut les lecteurs non-Amazon, c'est de l'auto-limitation par des auteurs !"
Sans créer de débat stérile, je vais tenter de vous expliquer le pourquoi du comment du parce que et vous exposer mon point de vue (forcément, c'est mon blog) en me basant sur les statistiques autour de Cœur sommeil.

> Lire aussi Cœur sommeil, une "ambiance qui fait remonter le temps".

(Clic pour agrandir)

Je ne parlerai pas, ici, de l'interface des deux plateformes, car elles sont équivalentes : sobres et simples d'utilisation.

Les redevances

Elles se valent, hormis un petit point de rien du tout. De rien du tout, on vous dit : chez KDP (pour Kindle Direct Publishing, Amazon, donc), il faut un minimum de 2,99€ pour bénéficier des 70% de redevances, contre 35% pour un prix inférieur. 2,99€, ce n'est déjà pas cher payé pour, parfois, d'épais romans, alors avec 35% de revenus, autant dire que ça pousse les auteurs à rehausser le prix, même pour des livres riquiqui (l'appât du gain est un véritable fléau, mais d'un autre côté, les auteurs en ont assez d'être payés une misère et s'autoéditent dans cet objectif).

Les promotions hors exclusivité

Et par exclusivité, j'entends KDP Select (à ne pas confondre avec KDP tout court, qui est le nom de la plateforme d'autoédition). Proposer une promotion sur Kobo Writing Life (que j'abrégerai en Kobo, vous ne m'en voudrez pas, j'en suis sûre), c'est possible et il suffit de sélectionner les dates de début et de fin dans le calendrier proposé. Chez Amazon, il faut passer par KDP Select. Bon, si ce n'était que ça... Mais nous reviendrons sur le "problème" KDP Select juste en-dessous, que ce soit pour les auteurs ou les lecteurs.
Idem pour la gratuité : j'ai commencé à me renseigner pour un petit projet autour de Cœur sommeil. Réalisable sur Kobo, pas sur Amazon. Parce qu'il ne sera pas affilié à ce fameux KDP Select.

> Lire aussi : Comment optimiser le prix de vos livres sur Kobo Writing Life ?

KDP Select

Pour moi, c'est un peu la plaie du service proposé par Amazon qui, hormis cette idée d'exclusivité, a tout en commun avec Kobo (hormis les redevances à partir d'un certain prix).
C'est à la fois gênant pour l'auteur, car il s'interdit d'autres sources de revenus, et pour le lecteur, qui est lésé si, comme moi, il n'achète pas ses ebooks sur Amazon. C'est, à mon sens, une forme de mise à l'écart du lecteur, volontaire ou non. En effet, j'ai lu que certain(e)s autoédité(e)s ignoraient l'existence d'autres plateformes ; il serait alors temps de se renseigner plutôt que de foncer tête baissée en accordant une confiance aveugle au géant que représente Amazon. Qui plus est, me concernant, malgré une frontière très mince entre KDP et Kobo hors promo, je vens plus et plus régulièrement sur Kobo.


Cet article n'a pas pour objectif de descendre Amazon en flèche, car nier qu'il permet quelques ventes reviendrait à cracher dans la soupe. KDP et Kobo me semblent complémentaires et il me paraît judicieux de proposer son ebook à plusieurs plateformes afin de contenter tous les lecteurs potentiels.

Note : un article, qui servira de petit bilan autour de Cœur sommeil, sera prochainement proposé avec, notamment, des chiffres de vente.







Et je reçois un sourire, des ressources d'écriture, des trucs et astuces et des printables...