mardi 7 juin 2016

Le mois rose : #OnCauseRomance - partie 3

Le mois rose, c'est en ce moment ! L'occasion d'en savoir plus sur ce genre souvent décrié qu'est la romance, sur les envies des lecteurs en matière de scènes olé-olé et sur ce qui fait que ça fonctionne ou non.




Aujourd'hui, je continue avec ce qu'il s'est dit dans la troisième partie de la journée du 17 avril, sur Twitter, autour du hashtag #OnCauseRomance : la réciprocité.

Ça paraît limpide dans les romances, n'est-ce pas ? Il y a, certes, des péripéties, mais globalement, les deux (futurs) amants éprouvent des sentiments réciproques, le plus souvent, suite à un coup de foudre.
Comme le soulignait Fnacbookeur chez le piaf bleu :
"La relation du couple est trop décrite comme un besoin qui éclipse le reste plutôt qu'un apport mutuel."
La réciprocité donne l'impression d'un besoin des deux côtés, mais jamais on n'aborde le POV de l'homme (ou si peu). L'héroïne a besoin de lui, on s'attarde sur ses émotions, mais pour monsieur, on nous le fera plutôt comprendre. Réciprocité, oui, mais qui, du coup, passe davantage pour une nécessité de l'héroïne.
Personnellement, je trouve déjà la pseudo-excuse du coup de foudre à toutes les sauces peu convaincante. Si, en plus, il ne semble réellement impliquer que la femme, la ficelle est encore plus grosse. Pourquoi ne met-on pas cette réciprocité de l'homme en avant ? Dans les quelques romances M/M que j'ai lues, les deux parties étaient également représentées. Le schéma diffère et j'ai l'impression qu'à ce niveau, dans le boy's love, il y a une volonté systématique d'afficher de la tendresse. Pareil quand on pose une réciprocité au lecteur comme une évidence, alors qu'on a clairement un duo fort/faible, on s'aperçoit que cette réciprocité est caduque, car la notion de besoin ressurgit plutôt que celle de mutualité.

La réciprocité, d'accord, sauf qu'on l'affiche selon la nature du couple. Couple qui, au lieu d'être un moteur au récit (du genre on est plus forts à deux) n'en devient au mieux qu'un prétexte. Quitte à user de réciprocité pour rapprocher intimement deux persos, l'ingéniosité pourrait changer du déjà-vu sans bousculer les habitudes du lecteur.
C'est une parade que j'ai employée pour Cœur sommeil et la sauce prend plutôt bien sur mes lecteurs. Comme quoi, on n'est pas obligé de réduire les codes en miettes pour proposer du neuf.


La réciprocité paraît donc évidente, mais pas mal de réserves tendraient à soutenir le contraire. Et comme dans bon nombre de cas, c'est dans l'intimité des personnages qu'on les remarquera.


On se retrouve mardi pour la partie 4, dernière de cette série, dédiée à la sexualité.
Je rappelle que j'aurai une annonce à vous faire samedi (en lien avec le mois rose).







Et je reçois un sourire, des ressources d'écriture, des trucs et astuces et des printables...