jeudi 30 juin 2016

Le mois rose : intégrer une romance dans un texte d'un autre genre

Le mois rose, c'est en ce moment ! L'occasion d'en savoir plus sur ce genre souvent décrié qu'est la romance, sur les envies des lecteurs en matière de scènes olé-olé et sur ce qui fait que ça fonctionne ou non.




Pour conclure cette série (avant un récapitulatif le 7 juillet), j'ai choisi d'aborder la romance dans un texte d'un autre genre. Évidemment, les cases littéraires sont un peu plus compliquée que romance/pas romance, car il existe des genres où elle prédominera malgré tout... en parallèle d'un autre genre.

Les genres avec "romance intégrée"

Il suffit de jeter un coup d'œil au catalogue Harlequin, par exemple, pour se faire une idée de la diversité que propose la romance : romantic suspense, romance paranormale, historique, comédie romantique et même romance gourmande, pourquoi pas. Je ne cite pas tout, mais vous avez saisi l'idée.
Côté romantic suspense, Cyriane Delanghe a réussi le pari de proposer une intrigue malsaine et prenante, tout en conservant les codes de la romance, avec le tome 1 d'Harper & Hicks. Pareil pour Indomptables passions d'Anne Rossi qui, lui, met en avant des héroïnes au caractère bien trempé dans le monde de l'âge d'or de la piraterie.
Deux preuves, s'il en fallait, que l'on peut jongler avec les bases de la romance sans la dénaturer, mais, au contraire, lui donner une sorte de nouvelle vie.

Les autres genres

Là, l'exercice est un poil moins aisé parce que le lecteur n'aura peut-être pas envie de trouver un arc romantique dans son roman de SF, de fantasy... Sans parler des amateurs de happy end qui seront frustrés de trouver une fin malheureuse. La romance est pourtant un moteur dramatique bien souvent peu ou mal exploité. Un personnage en rencontre un autre, il y a attirance, ils tournent autour du pot et... c'est tout. À mieux amener, densifier cette romance, il y aurait de quoi créer mille et une nouvelles situations.
On notera que beaucoup de personnages prendraient d'autres décisions s'ils n'étaient pas amoureux.

> Lire aussi "#OnCauseRomance : récapitulatif".

Sans être le genre à proprement dit d'une œuvre, il arrive que la romance en soit le ressort dynamique. Il devient possible de ne pas se conformer aux codes qui veulent qu'une romance soit bien comme il faut et de s'amuser en explorant toutes les possibilités qui s'offrent alors. Dans Le roi des tréfonds, Kailyn Mei s'en est tirée à merveille avec son pauvre personnage isolé sur son île bretonne.

Vous l'aurez compris, définir la part de romance d'un texte n'est pas forcément chose aisée, car en dehors de ses propres attentes, il faut réfléchir à la place qu'elle occupera et de quelle manière : pivot central, péripétie secondaire, nouveau souffle... Est-ce qu'elle s'intégrera correctement à l'intrigue ? Que lui apportera-t-elle ? S'avérera-t-elle vraiment utile et permettra-t-elle de faire avancer le récit, ainsi que les personnages ?



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