jeudi 2 juin 2016

Le mois rose : #OnCauseRomance - partie 1

Le mois rose, c'est en ce moment ! L'occasion d'en savoir plus sur ce genre souvent décrié qu'est la romance, sur les envies des lecteurs en matière de scènes olé-olé et sur ce qui fait que ça fonctionne ou non.


Aujourd'hui, je reprends ce qu'il s'est dit dans la première partie de la journée du 17 avril, sur Twitter, autour du hashtag #OnCauseRomance : les généralités (une sorte de grosse intro, si vous préférez).

J'en profite pour vous rappeler les quatre points qui composeront cette série :
  • Généralités ;
  • Les clichés ;
  • La réciprocité ;
  • La sexualité.
Note : au cours de mes recherches, je suis tombée sur des remarques d'auteurs qui entretiennent volontairement les clichés parce que ceux-ci font partie intégrante de la romance ou parce qu'ils craignent de ne pas trouver un public intéressé par de nouvelles choses. A contrario, j'ai aussi lu des personnes désireuses de découvrir de nouvelles romances, moins stéréotypées.


L'ami Wiki définit la romance comme un type de roman d'amour, un genre mineur en France et représenté essentiellement par les Harlequin. Mineur, enfin, pas au niveau des ventes, surtout numériques, d'après ce que j'ai compris.


On confond souvent la romance avec les récits sentimentaux de la littérature populaire, à savoir qui use de procédés littéraires simples (de là à comprendre que la romance équivaut à une culture du pauvre, il n'y a qu'un pas).

À noter que si la romance n'est qu'un élément d'intrigue, on la déconsidère moins que s'il s'agit du ressort principal. Elle serait même plutôt appréciée.

L'idée de la littérature populaire est de présenter un récit à la chronologie simple, aux personnages bien identifiés avec une intrigue favorisée par rapport au style. Les romans policiers et historiques traînent la même image. Ça me fait d'ailleurs penser à l'épisode de Doctor Who avec Agatha Christie, dans lequel elle dit ne pas écrire de la grande littérature. Le propos recoupe bien l'idée, ÀMHA.



Déjà, là, on devine que la romance n'est pas toujours bien perçue.

Si on veut creuser le sujet, on entend souvent dire que la romance est un "genre de nanas", écrit avec les pieds, sans grand intérêt stylistique, simpliste... Le problème, c'est que les mauvaises langues n'auront pas forcément tort, car avec l'émergence depuis plusieurs années, on se retrouve souvent avec des pâles copies de pâles copies (sans pour autant parler de plagiat) et qui regroupent pas mal de clichés : coup de foudre (et donc, réciprocité), triangle amoureux, l'homme beau et bien bâti (j'en vois certain(e)s avec leur "et bien monté, aussi"), ou encore le perso LGBT+ qui semble voué à rester un éternel ressort dramatique, genre il n'y en aurait pas un(e) sur Terre à vivre heureux/se et épanoui(e) vis-à-vis de sa sexualité, de son genre ou non genre.
L'image de l'homme en pâtit, car elle ne reflète pas ce qu'il est vraiment (entre l'amant parfait et le mâle dominant que toutes les héros/héroïnes s'arrachent, ce n'est pas folichon). D'autant que des personnages ordinaires tendraient vers une meilleure identification du lectorat. Mais j'y reviendrai dans la partie 2 de cette série.

Bref, la romance est une case, à l'image de beaucoup de genres, alors que si elle est bien écrite, cohérente et réaliste, elle compose une histoire comme une autre. Elle peut être historique, fantastique, gothique... Malgré les impressions de déjà-vu, la romance tend à se diversifier et si elle creuse de manière à ne pas accumuler situations rocambolesques/redites/scènes pimentées archi-lues, elle peut vraiment surprendre. D'autant que je vois de plus en plus d'auteurs qui cherchent à casser quelques codes ou, au moins, à s'en détacher un peu. Pour autant, la romance reste très codifiée et ne pas respecter ceci reviendrait peut-être à ne pas vraiment en écrire ou, en tout cas, pas celle qu'attendraient les lecteurs (oui, je connais des hommes qui lisent de la romance).

On se retrouve samedi pour la partie 2 de cette série, dédiée aux clichés.
J'aurai une annonce à vous faire dans le courant de la semaine prochaine (en lien avec le mois rose) et si vous voulez être tenu(e) au courant dès ce weekend, la newsletter est là pour ça.







Et je reçois un sourire, des ressources d'écriture, des trucs et astuces et des printables...