dimanche 3 juillet 2016

La femme à travers les siècles, partie 4.1/6 : l'Angleterre victorienne

Après le 8 mars, j'ai choisi d'articuler une série d'articles sur la femme à travers les siècles.
Elles ont marqué leur époque, gouverné un royaume ou défendu leurs libertés. Assurément des femmes de volonté, d'instinct. Elles ont évolué dans un milieu d'hommes, sont montées sur le trône. Têtes couronnées, abandon du corset, influence politique... Durant plusieurs semaines, vous découvrirez Aspasie, Néfertiti, la fée Morgane, la reine Victoria, Gertrude Stein et Simone de Beauvoir. Les parcours de ces femmes hors du commun sont autant de sources d'inspiration pour les écrivains, alors profitons-en pour botter une bonne fois pour toutes le cul aux clichés !

Source : Wikipédia


Tout d'abord, je tiens à préciser que cet article n'est qu'une ébauche de ce que fut la vie de Victoria et de ce que fut la condition féminine dans l'Angleterre victorienne. J'y reviendrai beaucoup plus longuement dans des articles articulés autour de cette période, mais je ne sais absolument pas quand elle sera prête. Si le sujet vous intéresse, je vous invite donc à vous documenter ; il existe un tas de bouquins là-dessus.

S'il est une image inoxydable quand on évoque l'Angleterre victorienne, c'est celle de la reine Victoria (oui, Jack The Ripper aussi, mais en l'occurrence, on ne parle pas (encore) de lui). Femme complexe que rien ne destinait à monter sur le trône, Si Victoria est le symbole d'une ère finissante, elle n'en reste pas moins celui des valeurs. Conservatrice, elle a évolué en pleine révolution industrielle. À son nom, on associera RAJ britannique, guerre des Boers... Reine du Royaume-Uni, du Canada et impératrice des Indes, elle s'est éteinte au terme de 63 ans d'un règne épuisant, en 1901, vingt-et-un jours après être aussi devenue reine d'Australie.

Pour autant, cette femme qui a su s'imposer et développer l'Empire britannique ne reflète pas la condition féminine de l'époque.

Pas de droits, mais des devoirs et une vocation

La femme dans l'Angleterre victorienne n'a pas encore de droits, mais des devoirs, notamment celui de se taire. Elle est naturellement inférieure et dépendante de l'homme, conception qui va bien au-delà de ce fait, car elle suppose qu'homme et femme évoluent chacun dans une sphère différente : là où l'homme agit, la femme fait dans le sentiment.
Le mariage est la profession à laquelle on la destine, bien que certaines femmes soient employées de bureau, radiotélégraphistes dès la seconde moitié du 19ème siècle. Elles sont de mieux en mieux formées intellectuellement et réclament ainsi le droit d'exercer un métier et d'assumer leur indépendance. Certains articles, notamment, condamnent cependant ces revendications en rappelant que le mariage est la seule carrière qui convienne aux femmes. Ajoutons à cela que leur vocation est la maternité, comme l'expliquent certains articles à tendance impérialiste de l'époque.

La nature féminine

La femme est ici le résultat d'un conditionnement culturel. L'idéologie veut que l'on n'encourage pas trop les femmes à travailler, de peur d'en oublier les devoirs de la maternité puisqu'il en va de l'avenir de l'espèce.
Au cours de sa vie, John Stuart Mill (logicien, philosophe et économiste) démontrera d'ailleurs que l'on ne naît pas femme, mais le devient par l'éducation, le conditionnement économique et socio-culturel.


Comme je l'écrivais plus haut, cet article n'étant qu'une ébauche, il survole surtout les problèmes liés à la condition féminine de l'époque victorienne. J'aborderai, plus tard, le droit de vote, l'éducation, la médecine, la prostitution et le statut légal.


Vous voulez soutenir l'autoédition, plus de fictions ?
(Un clic, et en avant l'aventure !)