mardi 16 août 2016

#AvezVousVu 2 : Noces d'éternité

Chaque semaine d'août, je mettrai l'un de mes livres en avant avec des extraits, des offres éclair, des articles développés autour de leur thématique... L'occasion pour vous de les (re)découvrir, ainsi que l'univers qui les compose.
On poursuit avec Noces d'éternité, dont la couverture est signée Alexandra V. Bach.



Écrire du gothique

J'en avais déjà parlé sur le blog il y a pfiou, au moins deux ans, alors je vais reprendre plus ou moins le cheminement de cet article ici et tâcher de développer.
Comme pour beaucoup de genres, écrire du gothique revient à jongler entre plusieurs choses : malédictions/secrets, atmosphère fantastique, romance qui ne sombre pas dans la mièvrerie. Ça tombe bien, le fantastique est mon domaine de prédilection.
Contrairement à ce que l'on croit, les récits gothiques ne se limitent pas à l'Angleterre victorienne ou georgienne. J'ai, par exemple, écrit un roman gothique qui se déroule dans l'entre-deux guerres (le Projet Plume). Par extension, ne nous contentons pas de lire des œuvres de fin XVIIIème/début XIXème siècles pour nous imprégner du gothique. Frankenstein et Dracula sont des bijoux du genre. Citons aussi Edgar Allan Poe, dont les Contes macabres sauront vous interpeller (si ce n'est déjà fait).


Le gothique, c'est avant tout une question d'atmosphère. Prenez une vieille habitation, pas forcément un manoir et pas forcément isolée, ajoutez une brume épaisse autour, un plancher qui craque et auréolez le décor d'une lumière tamisée. Vous y êtes ?
Surtout, pensez aux détails, car un texte gothique est fort de l'ambiance que dégagent les objets, les émotions, les costumes... L'esthétisme n'est pas juste très important, il est primordial, parfois même en allant jusqu'à primer sur le sentiment de peur des personnages. Le gothique n'a pas spécialement vocation à susciter la crainte.

Faire des choix

Écrire du gothique, comme pour tout autre genre, revient à faire des choix. Libre à vous de faire coller vos personnages aux gens de l'époque choisie ou, au contraire, d'essayer d'innover. Dans Noces d'éternité, Ellen n'est pas l'une de ces héroïnes larmoyantes et faibles. Pour autant, je ne la qualifierai pas de forte non plus, car ça ne veut rien dire, à mon sens. Elle cherche, enquête, tente de comprendre et ça aura été très intéressant à écrire parce que, de ce fait, elle se heurte aux mœurs de son temps. Elle ne semble pas à sa place et pourtant, elle ne l'a jamais si bien choisie !
"Maintenant qu'elle connaissait la vérité sur son père, elle ne s'accordait pas le droit de reculer. Le cheval du spectre pouvait bien fondre sur elle et la piétiner jusqu'à ce que mort s'ensuive, au moins, elle n'aurait plus à lutter ensuite."

Apporter sa touche personnelle permet de sortir des sentiers battus, de proposer des thématiques différentes et, pourquoi pas, militantes.

Réalité et non réalité

L'avantage du gothique, c'est sa façon de s'imprégner de l'Histoire, des peurs ancestrales et de paraître si réel ; en tout cas, plus que dans un contexte de SF ou de fantasy, là où les décors/enjeux sont souvent plus éloignés que les nôtres. Il ne faut pas hésiter à jouer sur cet aspect, à en tirer profit afin de plonger le lecteur dans une ambiance plus vraie que nature. Ceci rejoint l'esthétisme propre au gothique : le lecteur devra entendre l'escalier grincer, analyser les informations en sa possession, ressentir les émotions des personnages. Ainsi, le moindre détail peut devenir fascinant, intrigant, évocateur...

Rendez-vous jeudi, sur la chaîne, pour une vidéo dédiée au gothique.