jeudi 15 septembre 2016

Autour du "Cœur possesseur" : écrire la peur

À l'occasion de la sortie prochaine de ma nouvelle autopublication, Le cœur possesseur, je vous proposerai un article chaque semaine ciblé sur un élément de sa construction. S'agissant d'une novella fantastique à tendance horrifique, aujourd'hui, place à la peur.




Les angoisses, les phobies, l'ombre qui grignote le peu de lumière qu'il reste, les bruits de pas dans notre dos, le cœur qui bat à tout rompre... Tous les moyens sont bons pour décrire la peur, pour l'installer et surtout, pour faire trembler les lecteurs avec le(s) personnage(s).


Comment la décrire ?

Vous êtes humain(e), alors vous avez forcément déjà eu peur au moins une fois dans votre vie : un examen à passer, risque de perdre un animal ou un proche, un accident évité de justesse... Comme pour beaucoup d'émotions, inspirez-vous de vous-même, car vous êtes le meilleur exemple et le/la mieux placé(e) pour savoir comment vous réagissez.
Qu'avez-vous ressenti durant votre première leçon de conduite, quand vous avez amené votre chat/chien/rongeur chez le vétérinaire pour un problème ? Essayez maintenant de transposer les signaux de votre corps dans une autre situation, pas forcément similaire, d'ailleurs. Travaillez-les, amplifiez-les. Votre personnage peut :
  • douter ;
  • se poser des questions ;
  • hésiter ;
  • ...

Il peut aussi avoir :
  • les jambes qui flageolent ;
  • les mains moites ;
  • simplement la peur au ventre ;
  • ...

C'est à vous de voir si vous employez des métaphores ("être tendu(e) comme un arc", "avoir une peur bleue") ou si vous préférez poser les choses telles quelles. Attention toutefois à montrer plutôt que dire et à ne pas (ab)user des mêmes techniques ou expressions.

Qu'est-ce que la peur ?

Nous avons vu dans le paragraphe précédent que la peur peut arborer bien des visages et se prêter à bien des situations. C'est d'ailleurs ce qui la rend si fascinante à exploiter. J'ai parlé d'examen, de risque de maladie/mort. Bien sûr, on ne s'imagine pas croiser un fantôme tous les quatre matins ou pactiser avec un démon comme on change de chemise.
La peur est un sentiment universel et pas seulement limité au genre humain. Si votre personnage craint un animal (qui le devient à cause d'une malédiction, d'une morsure...) ou s'il l'est naturellement (dragon, serpent des mers, hippogriffe...), lui aussi peut craindre l'humain (de même que le feu, la captivité, l'esclavage...).

Les non-dits

Petit cas à part avec les non-dits, car on peut les placer (à condition de ne pas en abuser) quand le personnage se tait parce qu'il redoute une réponse, une remarque, une objection.
La peur peut également créer une sorte de néant dans l'esprit du personnage, un vide durant lequel il ne bouge pas, ne pense à rien. Il a juste peur, ne sait pas quoi faire, mais a dépassé le stade des questions.


Je vous laisse la vidéo associée à cet article, ainsi que le livret avec fiches, vocabulaire et idées.




J'en profite pour rappeler que vous pouvez toujours vous inscrire pour obtenir votre SP numérique du Cœur possesseur en octobre (et je vous remets le résumé histoire de vous rafraîchir la mémoire).