lundi 13 mars 2017

J'écris mon roman en 5 mois - partie 4.2 : GÉRER LES DIFFÉRENTES PHASES D'ÉCRITURE

L'écriture d'un texte s'apparente souvent au yo-yo émotionnel. Enthousiasme à fond les ballons ou moral en chute libre, il vous faudra apprendre à gérer ces différentes phases qui peuvent gâcher tout le processus créatif, voire le réduire à néant. Dit comme ça, c'est plutôt effrayant, et ça le sera encore plus quand vous saurez que la gestion de ces phases repose essentiellement sur vous et votre volonté.
Maintenant que vous savez, penchons-nous sur la question.



Écrire peut parfois s'avérer "traumatisant" pour le corps et l'esprit. Le corps parce qu'il n'est pas fait pour rester assis et quasiment immobile des heures durant (mes cervicalgies chroniques peuvent en témoigner), et l'esprit, car certaines phases du yo-yo émotionnel dont je parlais ci-dessus durent parfois longtemps. Le plus souvent, elles sont proportionnelles à la longueur de votre texte. A contrario, les enchaîner sur une longueur plus courte, et donc, bien souvent, sur une durée réduite, est éprouvant aussi.

(Un clic pour agrandir !)

L'enthousiasme

Vous commencez votre texte. Si vous avez suivi la méthode du flocon pour les préparations ou au moins gribouillé quelques scènes au préalable, afin de tâter la température, normalement, vous avez déjà fait connaissance avec vos personnages. Mais l'euphorie du début, flocon ou pas, reste ce qu'elle est : une période où tout est possible, les options s'accumulent, des idées d'approche(s) vous viennent et ça vous met en joie.
Rassurez-vous, ça ne va pas durer.

La désillusion

Avec la désillusion s'amorce une lente chute vers la sous-estimation. Vous réévaluez la solidité de l'intrigue, l'utilité de certains persos, de certaines situations, vous vous demandez si vous êtes capable d'arriver au bout de ce manuscrit.
La réponse est oui !

Le sursaut d'optimisme

On remet le pied à l'étrier, on n'abandonne surtout pas, et arrive le sursaut d'optimisme. S'il est bon pour le moral, un trop-plein risquerait de forcer un jugement peu raccord avec le texte. N'oubliez pas qu'il s'agit d'un premier jet et qu'il sera rarement bon tel quel.

La chute libre

Là, normalement, vous constatez qu'en effet, votre premier jet ressemble à une espèce de chaos organisé en scènes et en chapitres. Il faudrait revoir tel passage, réécrire telle présentation de perso... Tout comme pendant l'étape de la désillusion, résistez à l'envie de revenir en arrière. Relisez pour vous remettre dans le bain, surtout si vous n'avez pas touché à votre texte depuis longtemps, mais empêchez-vous de corriger. Ma petite technique perso : je prends des notes dans un carnet, ça me permet de regrouper certains points avant les corrections, mais ce n'est pas encore l'heure de corriger !

Je-vais-y-arriver

Que votre texte soit bon ou mauvais à vos yeux, vous le terminerez. Autrement, vous aurez l'impression d'avoir tout raté et une immense déception ressortira de l'expérience. Si votre manuscrit est réellement mauvais, en revanche, le mieux serait encore d'enclencher une réécriture, au moins pour voir, mais vraiment en cas de bouse infâme.
Eh, Rome ne s'est pas construite en un jour.

Je-vais-y-arriver

Cette fois, en mode euphorie-c'est-bientôt-terminé. Les 10 derniers pourcents sont là et n'attendent que vous. Même si vous avez une irrésistible envie de finir, ne bâclez pas ! (Dixit la fille qui bâcle TOUJOURS ses fins.)

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