jeudi 13 avril 2017

Portrait d'indé : Nathalie Bagadey

C'est à l'occasion du lancement des précommandes de mon guide Autoédition, en avant ! que je vous propose des portraits d'auteurs indépendants. Aujourd'hui, Nathalie Bagadey se prête au jeu et nous expose ses raisons d'avoir choisi l'autoédition.



Il m’est déjà arrivé, depuis que je suis autrice, de croiser le regard apitoyé de certaines personnes se disant manifestement « la pauvre, elle n’a pas pu être éditée ». Heureusement, ce n’est pas la majorité de mes interlocuteurs qui pensent cela, et encore moins mes lecteurs, ouf ! Parce que ce n’est vraiment pas ma situation, au contraire.
J’ai été éditée. Dans deux maisons d’édition différentes : « Les Roses Bleues » et « Les Manuscrits d’Oroboros ».
Or, si cette expérience fut source de fierté et m’a aidée à prendre confiance en moi, notamment grâce aux excellents rapports entretenus avec les éditeurs, elle s’est également avérée génératrice de frustrations.
Ce que je n’ai pas aimé en étant publiée chez un éditeur « classique » ? 
  • le manque d’informations de l’éditeur au sujet des étapes de fabrication et de diffusion de mon livre ;  
  • l’absence de choix quant à certaines décisions éditoriales comme la date de publication ou la couverture ; 
  • un certain manque de transparence ou de clarté par rapport aux ventes réalisées ; 
  • les délais de paiement des droits d’auteur et le fait que ceux-ci soient si bas (entre 8 et 15 %) ; 
  • les moyens limités de diffusion qui sont ceux de la plupart des petites maisons d’édition.
Bien sûr, il s’agit là de mon expérience, je n’en fais pas une généralité : il y a sûrement d’autres petites structures qui font mieux que ce que j’ai connu. Il y en a également qui font pire, je le sais.
Bref, le manque d’autonomie, couplé aux droits d’auteurs très faibles de l’édition classique, m’ont naturellement conduite à m’intéresser à l’autoédition. Je suis professeur d’anglais, j’ai donc accès à de très nombreuses ressources dans cette langue, or le marché américain des « indies » (auteurs indépendants, « indés » en français) a vraiment explosé ces dix dernières années. Non seulement ils ont montré que le succès était possible, mais ils ont également mis à la disposition des curieux les méthodes pour y arriver.
Alors, je me suis lancée.
Source : Nathalie Bagadey. (Un clic pour agrandir !)

Certes, j’ai consacré des heures à publier mon livre EN PLUS de toutes celles passées à l’écrire. Mais l’expérience était tellement passionnante que je ne l’ai jamais regretté.
J’ai pu ainsi me former à toutes les étapes nécessaires à l’autoédition de son livre : les corrections, la couverture, la mise en forme, la promotion… Pour ce que je ne savais pas faire et qui m’a semblé hors de ma portée, comme la couverture ou le formatage papier, j’ai délégué les tâches, toujours en restant dans un budget réaliste.
En octobre 2014, j’ai sorti mon premier roman en autoédition.
En trois ans, j’ai vendu plus de livres qu’en étant éditée, gagné suffisamment d’argent (je touche 70 % du prix de vente de mes livres) pour pouvoir passer à temps partiel dans mon travail, et même obtenu le premier prix lors d’un Salon international du livre.
Et surtout, surtout, je suis lue et c’est une source de bonheur complet.
Alors, je ne vous cache pas qu’il y a beaucoup de travail à la clé et qu’il faut être patient.
Mais je mesure la chance que j’ai d’être née dans une époque où l’autoédition via les plates-formes d’impression à la demande permet de vivre de tels instants.
Et j’espère que vous serez nombreux à connaître, vous aussi, cette joie incomparable d’être lus.
Vous pouvez la découvrir sur son site : www.nathaliebagadey.fr
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